The Deadly Ones - It's monster surfing time
The Deadly Ones - It's monster surfing time (1964)
Dracula est un bon surfer !
Comment écrire sur un album qui soixante ans plus tard reste aussi mystérieux qu’un film de série B mal doublé ? Le groupe, THE DEADLY ONES demeure une énigme : musiciens anonymes, origine incertaine, seules certitudes, ils venaient bien de quelque part aux États-Unis (merci Sherlock). Et pourtant, derrière cette aura fantomatique se cache un disque culte : It’s Monster Surfing Time, sorti en 1964 chez Vee-Jay Records (le même label qui un ans plus tôt avait acquis les droits de publier certains singles des BEATLES aux US). La pochette déjà a tout d’une affiche de drive-in : couleurs criardes, monstres improbables, promesse de frissons bon marché. Quant à la musique, c’est un surf-rock déjanté : guitare twang, orgue kitsch, percussions sèches et une avalanche d’effets sonores (cris, grognements, hurlements). L’album dure à peine 25 minutes avec une face B plus "rock" que "surf" malgré un point d'honneur au superbe morceau qu'est The Moonlight surfer, avec des titres qui ne dépassent presque jamais les 2 minutes 30. Court, direct, et furieusement efficace : on a l’impression d’assister à un bal de fin d'année où Dracula croise Frankenstein sur la plage de South Beach, chacun sa planche sous les bras.
Côté légende, le disque est devenu collector : l’original en vinyle dépasse les 300 dollars et reste une rareté de brocanteur avec probablement peu de chance de le trouver en France. Lux Interior et Poison Ivy des CRAMPS, eux, n’ont jamais caché leur admiration pour ce petit ovni musical qui a clairement laissé des traces dans leur univers gothico-rockabilly.
Reste la grande question : qui se cachait derrière THE DEADLY ONES ? Plusieurs sources pointent vers Joe South, musicien touche-à-tout qui a plus tard signé “Games People Play” et collaboré sur Nashville Skyline de BOB DYLAN mais aussi avec ELVIS PRESLEY ou bien ARETHA FRANKLIN. Selon la rumeur, il aurait piloté la session à Nashville, entouré de musiciens de studio dont on n’a jamais su les noms. Vérité ou simple légende urbaine (son nom apparaît cependant sur cinq titres, trois autres étant des reprises, le reste signé par d'autres auteurs). Alors, chef-d’œuvre méconnu ou simple curiosité vintage ? Probablement un peu des deux. Car si aucun morceau n’est inoubliable, aucun n’est mauvais non plus : l’ensemble s’écoute comme l'on regarde un vieux film de monstres des années 60 divusé les samedi soir. Un peu kitsch mais diablement attachant !
En déposant le diamant sur les premiers sillons poussiéreux, on se retrouve téléporté sur une plage imaginaire bercé par le ressac, la pleine lune projetant sa clarté orange sur l'océan et l’impression que la prochaine vague pourrait bien être chevauchée par un zombie sur sa planche de surf à moins que la créature du lagon noire n'apparaissent derrière vous....mais il est helas alors trop tard pour fuir.
Fiche technique :
Enregistrement : ?
Studio : ?
Sortie : 1964
Durée : 25.45
Genre : Rock
Style : surf musique , Garage rock
Producteur : ? (Possiblement Joe South)
Ingénieur du son : ? (Possiblement Joe South)
Label : Viva Records
Aucun musicien n'est identifié avec tout de même l'hypothèse que Joe South joue de la guitare ou bien un autre instrument.
Face A
1. It's Monster Surfing Time (South)
2. Outer Limits Surf (South)
3. There's a Creature in the Surfer's Lagoon (South)
4. Surfin' Dock Side (Sullivan - Arnold)
5. The Mad Drummer Part I (C. & E. Thomas)
6. The Mad Drummer Part II (C. & E.Thommas)
Face B
7. Raunchy (Manger - Bi.Justis)
8. Rebel Rouser (Hazlewood - Valley)
9. The Moonlight Surfer (Whitley)
10. Help (South)
11. Igor Goes Surfing (Sullivan - FArnold)
12.The Kone Surfer (South)
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