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The Deadly Ones - It's monster surfing time

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The Deadly Ones  - It's monster surfing time (1964) Dracula est un bon surfer ! Comment écrire sur un album qui soixante ans plus tard reste aussi mystérieux qu’un film de série B mal doublé ? Le groupe, THE DEADLY ONES demeure une énigme : musiciens anonymes, origine incertaine, seules certitudes, ils venaient bien de quelque part aux États-Unis (merci Sherlock). Et pourtant, derrière cette aura fantomatique se cache un disque culte : It’s Monster Surfing Time , sorti en 1964 chez Vee-Jay Records (le même label qui un ans plus tôt avait acquis les droits de publier certains singles des BEATLES aux US). La pochette déjà a tout d’une affiche de drive-in : couleurs criardes, monstres improbables, promesse de frissons bon marché. Quant à la musique, c’est un surf-rock déjanté : guitare twang, orgue kitsch, percussions sèches et une avalanche d’effets sonores (cris, grognements, hurlements). L’album dure à peine 25 minutes avec une face B plus "rock" que "sur...

Out Of Focus - Out Of Focus

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Out Of Focus - Out Of Focus (1971) Un groupe éphémère mais un album éternel Le groupe Out of Focus s’inscrit pleinement dans cette effervescence allemande du début des années 70, trop vite rangée sous l’étiquette commode de krautrock. Une appellation pratique, certes, mais réductrice tant leur musique déborde de ce cadre. Leur son respire une époque où les frontières volent en éclats, où le rock se nourrit de tout ce qu’il touche. Sans forcément marquer durablement les esprits avec un premier essai encore en rodage, les munichois avaient néanmoins posé des fondations solides : un alliage audacieux de krautrock et de jazz, déjà étonnamment maîtrisé, et surtout porteur de promesses. Un an plus tard, le groupe revient avec ce deuxième album éponyme, attendu au tournant. Cette fois, il ne s’agit plus seulement de confirmer, mais de franchir un cap. Souvent considéré comme leur œuvre la plus aboutie (ou du moins celle où leur identité prend réellement forme), l’album s’inscrit ...

Black Sabbath - Never Say Die!

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Black Sabbath – Never Say Die! (1978) Un géant à bout de souffle Never Say Die! n’est pas un album facile ni même totalement cohérent. C’est pourtant ce qui en fait tout l’intérêt. Il capture un moment charnière, celui où Black Sabbath tente de se réinventer alors même que ses fondations commencent à se fissurer. À la fin des années 1970, le groupe traverse une crise profonde. Les tensions internes sont palpables, notamment entre Ozzy Osbourne et le reste du groupe, en particulier Tony Iommi. Ozzy quitte brièvement le navire durant l’écriture, remplacé un temps par Dave Walker, avant de revenir in extremis pour enregistrer l’album. Mais le mal est déjà fait : l’atmosphère est délétère, chacun semble tirer dans une direction différente. Sorti en 1978, Never Say Die! marque la fin d’une époque : il s’agit du dernier album studio du groupe avec Ozzy Osbourne avant son départ (provisoire) de la formation. Loin des monuments sombres et massifs comme Paranoid ou Master of Reali...

Ramones - It's Alive

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Ramones - It's Alive (1979) Une énergie destructrice Malgré des ventes décevantes aux États-Unis, les trois premiers albums des Ramones sont devenus des piliers incontournables du punk et de l’histoire de la musique. Il n’est donc pas surprenant que ce live ait été enregistré de l’autre côté de l’Atlantique, au légendaire Rainbow Theatre de Londres, où la ferveur du public pour le groupe dépasse largement celle rencontrée à New York, même si, dans leur ville natale, une petite mais fidèle niche de fans continuait de les suivre. It's Alive est le meilleur moyen de comprendre ce que le groupe représentait sur scène. Enregistré le 31 décembre 1977, cet album sort en 1979, à un moment où la vague punk bat son plein en Angleterre. Ce concert londonien n’est pas anodin. Les Ramones y sont accueillis comme des héros : ils ont fortement influencé la scène punk britannique, notamment des groupes comme les Sex Pistols ou The Clash . Contrairement à beaucoup de lives retrav...

Emerson, Lake & Palmer - Emerson, Lake & Palmer

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Emerson, Lake & Palmer - Emerson, Lake & Palmer (1970) À la fois complexe, puissant et raffiné ! Avec ce premier album,  Emerson, Lake & Palmer  ne cherche pas à séduire les foules, mais à captiver l’auditeur curieux, prêt à se laisser emporter. L’œuvre avance comme une créature indomptée : encore brute, parfois désordonnée, mais déjà fascinante. Elle pose, presque malgré elle, les premières pierres du rock progressif des années 70 (avec King Crimson tout de même). Dès les premières mesures, le trio Keith Emerson, Greg Lake et Carl Palmer affiche clairement ses ambitions. Le rock fusionne ici avec la musique classique et le jazz dans un langage explosif, virtuose et souvent imprévisible. Emerson, qui assure l’essentiel de la direction musicale, redéfinit le rôle du clavier : son usage du Moog (synthétiseur analogique créé dans les années 60 par Robert Moog), encore balbutiant à l’époque, devient une véritable révolution sonore. Le synthé cesse d’être un...